samedi 9 juin 2007

Papillon sur fil électrique.. II

Le tour de carrousel s’achève ici.. Au fur et à mesure que je souris, D’une oreille à l’autre.. Ton image devient plus fade.. Pourquoi tu ne meures pas pour de bon.. Mon amour.. ? T’ai-je trop tenu en laisse ? T’ai-je trop serré, à t’étouffer.. A te meurtrir.. Drôle de meurtrissure.. A étreinte imaginaire.. Un mal lucide.. Et c’est la distance.. mon amour Et la clarté du jour.. Et les autres qui sont toujours plus insouciants.. Que nous.. Ce sont eux qui nous ont étourdis, tous les deux.. Et qui ont fait que ta peau et la mienne.. Brûlent et ne font pas la paire.. Nos peaux, nos rêves.. Plus ça brûle, plus ça crève.. Tu me dégoûtes, mon amour.. Tu me dégoûtes.. Et j’ai peur que tu viennes encore une fois Réveiller nos cendres.. Laisse-moi renaître en paix.. Laisse-moi faire l’idiote.. La folle, l’admirative, la passionnée.. L’écervelée.. la crève-cœur.. Je ne veux pas faire dans la droiture.. Et me broyer les os, par la suite.. Laisse-moi filer entre tes doigts.. Fais comme si.. Tu m’avais au creux de ta main.. Fais comme si j’étais un petit objet de valeur.. Que tu jettes au.. premier venu..  Ne sois pas brute.. Tu ne l’es pas.. T’es qu’un gamin.. Tu vends tes bonbons pour avoir un cerf-volant qui.. Vole pas.. Ça vole pas, mon amour.. Un beau jour, il te poussera des ailes.. Je ne serai plus là, tu peux ravaler ta vengeance.. Tu peux te cogner contre les murs.. Je crois que ça m’importerait peu.. Ce jour-là.. Parce que tu n’as jamais su protéger la cassure.. Jamais su épouser de ton calme ma détresse.. Tu m’en voudrais si je commençais à te haïr ? Je raconte nos salades à qui veut bien les entendre.. Et je me fous de la gueule de mes pleurs.. J’ai laissé des éclats de sang.. Sur mes murs.. Des traces, ça se vit.. Ça disparaît pas.. Nos peaux, nos rêves.. Plus ça brûle, plus ça crève.. J’ai imploré Dieu des milliers de fois.. Pour qu’aucun malheur ne t’arrive.. Je l’implorerai à présent.. Tout aussi ardemment.. De me noyer dans l’indifférence.. Indifférence, ennemie jurée.. Jolie dame brune, Aux pas dansant.. Comme les aiguilles d’une montre.. Qui, au fil des heures, me lacèrent.. Je suis désolée, mon amour.. De peindre ainsi, ton horreur.. A la clarté du jour.. Mais la nuit, t’es beau.. Affolant.. et fou.. De désir, d’insolence, de désespoir.. De peur.. de racines et de ronces.. J’écoute nos funérailles en musique.. Moment noir.. Plus noir que tes yeux.. Plus noir que le jus de mes insomnies.. Noir est absolu.. Inconditionnel.. Infini.. Incompris.. Eternelle absurdité.. Que ces sursauts de conscience.. Bouffées lancinantes.. d’ennui.. Et je m’écoeure.. De t’avoir aimé des milliers d’années auparavant A l’infinitif.. j’attendais que tu me conjugues.. A tous les temps.. Tu n’en as rien fait.. Et j’ai continué à ravaler.. Tes.. fautes d’orthographe ! (:P) Mon amour, mon amour, mon .. amour, Dis.. Tu crèves vraiment pas, toi? ..

Posté par Mars Delight à 13:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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